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 Two beautiful Ladies and one sacrifice

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Aisling C. I. Nic Murray

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MessageSujet: Two beautiful Ladies and one sacrifice   Sam 23 Mar - 10:18

- Kelly ! Kelly ! Gémis-je. Ma robe c'est encore accroché ! Je n'arrive pas à la défaire...

Ma grande soeur marchait quelques pas devant moi. Quelques heures plus tôt, nos parents nous avaient déposées à l'orée de la forêt. Ils auraient voulu nous rapprocher davantage du village, mais depuis que la malédiction était tombée les accès n'avaient plus été empruntés ou dégagés et le seul chemin qui aurait été assez large pour laisser passé notre voiture - attelée de chevaux évidement, même si nous disposions de véhicules bien plus modernes - avaient laissé la nature reprendre ses droits de telle sorte qu'il était impraticable, même à pied. Sauf pour quelqu'un équipé de machettes, évidemment. Mais nous n'en avions pas.

"Il vous suffirait de marcher tout droit" Nous avait indiqué notre mère, un peu soucieuse. "La forêt n'est pas immense, si nous ne changez pas de direction, vous arriverez à la tombée de la nuit, juste à temps pour gagner l'auberge."

Seulement voilà, nous avions beau avoir été strictement tout droit, la nuit était tombée et nous n'avions toujours pas gagné le village. Peut-être bien par la fautes de la neige qui tombait entre les arbres, ou alors des énormes valises que nous avions à traîner dans notre sillage. ... Et, sans le moindre doute, également de nos splendides robes pas le moins du monde adaptées au milieu forestier. Elles n'avaient de cesse de se prendre dans les ronces et les branchages - au même titre que mes longs cheveux retenus par un petit serre-être noir. Leur était était déplorable et je savais déjà que malgré tous les efforts de réparations que je pourrais entreprendre, elle ne seraient jamais plus portables. Quel dommage. Quel gâchis, même !
La mienne, faites d'étoffes rose pâle, si pâle qu'il paraissait blanc, et violine avait un haut corseté bien qu'il n'avait rien du corset ferme de Rosaleen, mais c'était d'un très bel effet. Longue et portée par un panier (un peu comme une crinoline, mais plus court) ce qui était plus pratique vu ma petite taille. Enfin petite... J'étais plutôt grande pour mes neuf ans !

J'étais pliée en deux sur moi-même, essayant de défaire l’accroc de ma robe sans l’abîmer encore davantage. Je savais que j'en avais d'encore plus belles, rien que dans ma valise, mais j'aimais beaucoup celle-la et je ne parvenais pas à me résigner à tirer dessus.
Quel piètre défenderesse du bien faisais-je ! C'était moi qui avais clam ne pas avoir peur de Collinstown et de ses cauchemars ! Et s'il en apparaissait un, là, maintenant ? Comment ferais-je, si je ne pouvais me résoudre à décrocher ma robe ? Resterais-je bloquée ici ? A attendre qu'il s'en prit à moi ? Non, certainement pas.
Mais pour le moment, Rosa venait à mon aide et je n'avis rien à craindre.

- J'ai froid Kelly..., murmurai-je.

Une capeline reposait dans ma valise, mais je ne voulais pas l'ouvrir. Pas sous la neige : cela reviendrait à mouiller tout mes vêtements. Quand nous étions parties, nos robes épaisses suffisaient à nous tenir chaud, même dans l'hiver... Seulement enlisées dans les bois avec un soleil disparu et de la neige, tout de suite, ce n'était plus la même chose.

- Nous arrivons bientôt, n'est-ce pas ?
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Rosaleen K. A. Nic Murray

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MessageSujet: Re: Two beautiful Ladies and one sacrifice   Sam 23 Mar - 17:31

Cela faisait déjà de longues heures que ma sœur et moi marchions dans la neige. Malgré les indications de nos parents, nous n’avions toujours pas aperçu l’auberge, ni rien de ressemblant de près ou de loin à un village. Je commençais à m’inquiéter, pourtant, je ne confiais rien de tout cela à ma petite sœur. Cela ne servirait à rien qu’elle se fasse également du souci. Et puis, peut-être n’y avait-il aucune raison de s’inquiéter après tout ? Nous n’avions peut-être qu’à avancer encore quelques mètres pour trouver ce que nous cherchions ?
Ma sœur interrompit le flot de mes interrogations.


- Kelly ! Kelly ! dit-elle. Ma robe c'est encore accroché ! Je n'arrive pas à la défaire...

Je me tournais vers elle afin de lui apporter mon aide. Encore une fois, sa robe s’était accrochée à des ronces et il était hors de question qu’elle la décroche en tirant dessus ! Une robe comme celle qu’elle portait ne pouvait pas être traitée de la sorte. De plus, je savais que cela ferait énormément de peine à ma sœur de la jeter. C’était une de ses préférées, et une des miennes également. Je trouvais qu’elle lui allait parfaitement bien, et lui donnait, dans le décor qui nous entourait des airs de princesse. Je me penchais alors, tout en retenant les bords de ma robe pour que celle-ci ne soit pas encore plus mouillée qu’elle ne l’était déjà par la neige, afin de retirer délicatement l’épine qui retenait le tissu. L’exercice fut plus difficile qu’il n’y paraissait, mon corset m’empêchant quasiment tout mouvement. En effet, je n’avais pas vraiment choisi la tenue idéale pour une escapade en forêt. Mais, en même temps, aucune de celles que je possédais n’aurait convenu. La plupart se composaient, comme celle que je portais aujourd’hui d’un corset et d’un jupon en crinoline.

-Voilà ma princesse, lui dis-je, une fois relevée.

Je passais ensuite une main dans mes cheveux afin de les remettre en place. Je devais être présentable lorsque je me présenterais aux propriétaires de l’auberge. Maman disait toujours que la première impression était toujours celle que les gens retenaient. Je n’osais imaginer ce qu’ils penseraient s’ils me voyaient ainsi débraillée.

-J'ai froid Kelly... Nous arrivons bientôt, n'est-ce pas ? chuchota ma sœur, d’une voix si faible que je ne l’aurais surement pas entendue si je n’avais pas été près d’elle et avais continué mon chemin.

-Oui Lana, nous n’en avons plus pour longtemps, prétendis-je en esquissant un sourire rassurant.

La vérité était que je n’en savais strictement rien. Mais je supposais que c’était le cas. Maman ne pouvais pas nous avoir donné des informations qui se trouvaient être erronées.
De plus, comme Aisling l’avait fait remarquer, le froid commençait à se faire sentir. Ce n’avait pas été un problème en voiture, ni même lorsque le soleil nous éclairait encore. Mais maintenant que nous nous étions enfoncées dans la forêt, et que la nuit commençait à tomber, le temps s’était rafraichit.
Je la pris dans mes bras.

-Allez, ma princesse, on va y arriver.

Je m’écartais ensuite, et continuais à avancer, en prenant la main de ma petite sœur dans la mienne.

-Mais pour ça il faut continuer.
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Peter Stone

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MessageSujet: Re: Two beautiful Ladies and one sacrifice   Mar 26 Mar - 13:51

Sacrifice, sacrifice. C'était lui, il avait été désigné. Vraiment ? Pourquoi ? Il avait bien compris depuis qu'il était ici que ce n'était pas un rêve, il avait réalisé depuis longtemps qu'il ne se réveillerait pas, que tout ça ne serait pas qu'un long et désagréable cauchemar. Non, c'était réel, il avait vu ses élèves et amis tomber, les uns après les autres. Dévorés par les monstres ou désignés comme sacrifice, comme lui. Ils étaient presque tous tombés. Mais Peter ne pensait pas aux autres qui restaient, il pensait à lui, à sauver sa peau. « Jusqu'au levé du soleil » pensait-il. Il devait tenir jusque là en vie. Et après ? Eh bien, il aurait sûrement une nouvelle semaine avant que son nom revienne hanter les bouches des villageois. Il était pris au piège. Et il courait. La forêt, c'était peut-être la meilleure idée qu'il pouvait avoir. Où pouvait-il aller de toute façon ? Tout le village était armé et le poursuivait avec pour seule idée : lui couper la gorge.

Accroupi, caché derrière un arbre,entre les buissons, scrutant le village, les quelques sources de lumière mouvantes au loin ne le rassuraient guère. La neige tombait abondamment, elle avait déjà recouvert ses traces de pas, et il l'en remerciait pour ça. Lorsqu'il se sentit un peu plus en sécurité, Peter commença à s'enfoncer dans la forêt. Oh il savait bien ce qu'il s'y trouvait, sûrement des villageois le cherchant, et puis toutes sortes de monstres... Il en frissonna. Il commençait à faire froid, sa pauvre veste en cuir ne le protégeait en rien, et puis ce n'était pas comme s'il avait eu le choix, il n'avait même pas eu le temps de prendre quoi que ce soit, il avait dû fuir si rapidement.

« Pourquoi moi, pourquoi moi, y'en avait encore d'autres putain. Ils auraient pu prendre Husson, il est plus con que moi, ils l'auraient eu facilement et on aurait pu tous attendre gentiment dans l'église que la nuit passe, comme on avait fait pour ceux d'avant ! »

Peter pensait, ruminait intérieurement, il ne fallait surtout pas laisser s'échapper sa rage.. et sa peur. Mais des voix le figèrent sur place, plus le temps de penser, il se mit à plat ventre. La neige était plus fine par ici, les arbres l'empêchaient de passer sûrement. Ces voix, il ne les connaissait pas, et à les entendre, elles n'étaient pas d'ici. Si elles « arrivaient » bientôt ? Ah ça.. Elles étaient plus proches que ce qu'elles pensaient. La neige et les branches craquaient sous les pas, Peter les entendait se rapprocher. Il ne pouvait pas rester là ! Réfléchir, vite ! Il se fichait bien que d'autres arrivent à Collinstown, lui ne voulait qu'en sortir !

Plus le rapidement qu'il puisse, le jeune homme rampa quelques mètres avant d'être sûr qu'il était trop tard pour s'enfuir... Il se releva, faisant face à... Deux enfants. Des enfants ?! Peter fut pris d'un énorme doute. Et s'il s'agissait d'orphelins de l'école, comme il en avait déjà croisé ? Et si elles le cherchaient ? Il avait fait une grosse erreur si c'était le cas. La main dans sa poche, sur son pauvre couteau de table, prêt à dégainer, Peter regardait d'un air suspicieux et terrifié les deux fillettes.

- Vous.. Vous faîtes quoi ?

Wah, ça c'était de la réplique ! C'était assez dur de trouver un truc à dire dans une situation aussi... Bizarre. Il reprit un peu ses esprits et, sans attendre une quelconque réponse, pointa le couteau en direction de celle qui semblait la plus âgée. Peter recula de quelques pas. Mais il savait qu'il reculait dans la mauvaise direction, s'il voulait vraiment s'échapper d'ici...

- Je vous ferai pas de mal si, si vous me laisser partir. Laissez moi partir !

Peter savait qu'il ne devait pas crier, c'est pourquoi il avait crié en murmurant. Oui, ça existe. C'était assez stupide, surtout lorsqu'on ne savait pas ce qu'il se passait dans sa tête ni pourquoi il agissait aussi étrangement. A bout de nerf, tremblottant comme un enfant ayant fait une bêtise et ne sachant quelle correction lui prépare sa bonne mère, le professeur était loin de l'image de l'homme fort et charismatique qu'il aimait donner en faisant ses cours.
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Aisling C. I. Nic Murray

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MessageSujet: Re: Two beautiful Ladies and one sacrifice   Ven 29 Mar - 16:47

Les mains au moins dix fois plus habiles de Rosaleen me furent d'une grande aide pour décrocher ma robe. Elle m'assura que nous étions proches, ce qui me redonna l'envie de marcher. J'avais une confiance telle en ma soeur qu'elle aurait pu me dire qu'il ne me restait que deux pas, je l'aurais crue, même si techniquement, nous aurions du voir la ville si elle s'était trouvée à une si courte distance.
Rosaleen, en plus d'être ma seule parente à des kilomètres à la ronde, était aussi mon modèle. Je ne voulais que lui ressembler, être aussi forte qu'elle. S'il n'y avait que des femmes comme elle dans notre famille, notre nom serait encore plus grand ! Des femmes comme elle et des hommes comme notre frère aîné. Lui aussi était absolument admirable et d'une force exemplaire.

Prenant ma paume dans la sienne, nous nous remîmes en marche, toujours et encore en ligne droite, sans le moins du monde nous préoccuper des branches que nous cassions. Non pas que nous ne sachions comment nous déplacer en silence dans la forêt - cela faisait partie de nos enseignement dans le cadre du combat - simplement que nous étions si pressée d'atteindre l'auberge que nous avions d'autres préoccupation. Il faisait tellement froid ! Je commençai à grelotter.
Moi qui adorais la neige, je commençais à la haïr. Si elle n'avait pas été là, j'aurais pu mettre ma capeline sur mes épaules, mais là... Non, je ne voulais sincèrement pas risquer de mouiller toutes mes robes, quand bien même nous en aurions eu pour à peine quelques minutes à gagner cette maudite auberge.

Le froissement des feuilles attira mon attention sur le côté. Trop tard : un jeune homme se mit debout d'un bond et nous demanda ce que nous faisions. Ni une ni deux, je bondis pour aller me cacher derrière Rosa, sans dire un mot.
Que m'avait-on dit de faire déjà alors qu'un danger se présentait ? Mon cran d'arrêt ! Mais où était-il ? Ah oui, sous ma jupe. J'avais les cuisses trop fines pour pouvoir porter une jarretière, c'est pourquoi nous l'avions accrocher à mon panier. Invisible, pas plus lourd et pas non plus plus difficile à attraper.
Seulement l'homme ne semblait absolument pas être une menace. Il avait un air bizarre que je n'aurais su qualifier, mais pas celui d'un agresseur. Me reposant sur ma confiance en Alyn, je ne fis rien... Et ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes quand il nous dit ne pas vouloir nous faire de mal si nous ne le retenions pas.

Il avait employer une intonation extrêmement bizarre... Une sorte d'étrange cris sourd. Non seulement je fus surprise que pareille chose fut possible, mais en plus je ne compris pas pourquoi il ne s'adressait pas à nous normalement. Non seulement nous n'avions absolument rien contre lui - comme aurais-ce été possible Nous ne la connaissions même pas ! -, mais en plus, quand bien même il aurait ressentit notre présence comme une agression, je ne voyais ce qui l'empêchait de nous hurler dessus purement et simplement. Au moins, comme ça, les choses auraient été claires. Là...

- Mais enfin, brave homme, pourquoi ne vous laisserions nous pas partir ? L'interrogeai-je, innocente, un sourire radieux aux lèvres.

Tout de même interloquée, je passai en revue les langues que je connaissais le mieux : l'anglais - bien sûr -, l'irlandais traditionnel, le français et le russe. Si le village était bel et bloqué dans le temps, il était fort probable que le garçon connaisse l'irlandais. C'était moins évident pour le français, mais l'alphabet ne différent pas d'une seule lettre par rapport à l'anglais, il était plus facile à apprendre.
Ce fut donc en russe que je m'adressai à mon aînée - puisque c'était la langue qu'il avait statistiquement le moins de chance de comprendre - :

- Tu crois qu'il est fou, Rosa ? Je ne comprends rien à ce qu'il raconte... Et puis quelle mauvaise éducation ! M'exclamai-je. On se présente avant de s'adresser à quelqu'un !
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Rosaleen K. A. Nic Murray

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MessageSujet: Re: Two beautiful Ladies and one sacrifice   Dim 31 Mar - 19:30

Nous continuions, Aisling et moi, dans la direction que maman nous avait indiquée quand un bruissement de feuille me fit me stopper. Je n'eus pas le temps de réagir ni de sortir une arme - en l'occurence, ma dague attachée en jarretière, mon éventail étant resté dans ma valise pendant toute la durée du voyage. Et il était tout simplement hors de question que j'ouvre celle-ci afin de le récupérer. Mes belles robes seraient ruinées- que déjà, un homme se posta devant nous, un air apeuré et affolé.

" Vous.. Vous faîtes quoi ?" dit-il en pointant un petit couteau devant moi. J'étais sûre que le mien était plus coupant et plus efficace, mais je ne me serais pas tentée à faire une remarque. Le mien n'était pas sortit contrairement au sien.

Par reflexe, je me postais devant ma petite soeur, protectrice.
Cae' comprit automatiquement la gravité de la situation et recula derrière moi. J'aurais aimé la rassurer, lui dire que je ne le laisserais pas lui faire de mal mais j'étais beaucoup trop intriguée par l'air désespéré de notre agresseur. Il avait dans les yeux la même lueur de détresse que les animaux pris en chasse, traqués ...
Ce qu'il dit ensuite confirma mes hypothèses.

"Je vous ferai pas de mal si, si vous me laisser partir. Laissez moi partir ! " continua-t-il en criant ... ou bien en murmurant. Je n'aurais pu dire exactement lequel des deux sons était sorti de sa bouche.

Je ne comprenais pas trop où est-ce qu'il voulait en venir. Nous connaissions nous ? Je ne le pensais pas. Alors pourquoi donc est-ce qu'il nous considérait comme une menace ? Nous n'étions que des enfants. Habituellement, les gens nous pensaient inoffensives, jamais personne ne nous avait surestimé de la sorte ! Lin' posa la question qui me brûlait les lèvres, d'un air tellement innocent que j'en aurais presque rit si un couteau n'était pas pointé vers moi.

Elle s'adressa ensuite à moi, en russe. Sur le moment, je ne savais pas exactement si c'était une bonne idée. D'un côté, l'homme ne nous comprendrait pas ... de l'autre, il pouvait peut-être prendre cela -étant donné l'état dans lequel il se trouvait- comme le fait que nous complotions contre lui. Mais de toute manière, il était trop tard pour reculer maintenant.


-Je ne pense pas qu'il soit fou, lui répondis-je, sûre de moi, dans la même langue. Je voyais bien qu'il était mort de peur, mais je ne le croyait pas malade à ce point là.

Je me surpris à me demander de quoi donc pourrait-il avoir si peur. Etais-ce à cause de ce pourquoi on nous avait envoyées ici ? Si un homme, un adulte comme lui n'avait pas réussi à garder son calme et avait préféré prendre la fuite, allait-on y arriver, nous, deux petites filles ?

Je stoppais mon monologue interne pour m'adresser au jeune homme. Ma petite soeur avait raison, nous ne nous étions même pas présentés.
Et si le jeune homme manquait d'éducation, ce n'était pas notre cas. Je plaçais donc mon pied gauche devant le droit, et attrappant ma robe afin qu'elle ne soit pas abimée par la neige, fléchissais mes genoux vers l'exterieur, faisant une révérence, comme maman nous l'avait appris.


-Lady Rosaleen Kaylee Andara Nic Murray, me présentais-je cette fois-ci en anglais. Enchantée de faire votre connaissance.
Nous nous rendions seulement à l'auberge de Collinstown pour nous reposer après un voyage particulièrement épuisant, dis-je en réponse à sa première question.
Il est bien évident que nous ne vous retiendrons pas. Mais nous apprécierions énormément si vous aviez l'amabilité de nous indiquer le chemin, continuais-je avec un sourire amical.

-Et si vous retiriez ce couteau de devant moi. Nous ne sommes pas une menace pour vous, je peux vous l'assurer.ajoutais-je

Je m'étais adressée à lui d'un ton calme et posé. Si je m'étais laissée aller à la panique, nous ne nous en serions pas sorties et l'homme ne nous aurait jamais crues. Et s'il continuait à nous retarder de la sorte, nous ne serions pas arrivées à l'auberge avant la tombée de la nuit. Et puis, Aisling commençait à avoir de plus en plus froid, je ne voulais pas qu'elle prenne mal.
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